Skateboard et dissonance sociale

En skateboard au cœur de la ville, c’est aussi confronter la bien-pensance sociale à la dissonance sociale. Plus encore, le skateboard est aussi symbole d’un certain refus de l’autorité et de l’adolescence.

La photo ci-dessous a été prise à Québec en juin 2017 lors de la démarche artistique Où tu vas quand tu dors en marchant ? dans le cadre d’un thème retraçant les différentes étapes de la vie.

Tout d’abord, pour certains urbanistes et architectes, le skateboarding est considéré comme une pathologie urbaine, non seulement parce que le skateur occupe l’espace public et utilise le mobilier urbain et les infrastructures pour réaliser ses prouesses acrobatiques et impressionner ses pairs, mais parce qu’on le retrouve à différentes heures du jour dans ce même espace public.

Conséquemment, le skateur devient, pour certaines personnes, une nuisance publique et un flâneur.

Dans une société qui privilégie avant tout le fait d’être maître de son destin, architecte de sa vie et entrepreneur de soi-même, le skateur se pose en forte opposition à ce modèle.

Par exemple, un employé de bureau contribue, par son travail, au bon fonctionnement de la cité, car il est productif, tout le contraire du skateur.

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Skateboard et dissonance sociale-Pierre Fraser-Photo|Société

© Pierre Fraser (Ph. D.), sociologue / texte et image

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