Modélisation en sociologie visuelle

Repères : réseaux visibles et réseaux invisibles

La question du visible et de son envers est fondamentale comme le montrent les photos de Pierre Fraser.

Il y a le réseau visible de la ville et de ses transports, de ses quartiers et de ses citoyens actifs.

Et il y a le réseau « invisible », sous-jacent, en épaisseur, comme une sorte de ville parallèle. Un monde à la marge repérable par un œil exercé, mais avec ses types de postures, de parcours et de vêtements.

Une approche « réseau » en sociologie visuelle pourrait se fonder sur trois classes de dimensions ou de paramètres :

  • le morphologique : rapports au territoire, lieux où se concentre l’exclusion sociale : dimensions physiques, perceptibles : exemple à Paris : l’ouest riche versus l’est pauvre ;
  • le fonctionnel : comment les réseaux socio-économiques « travaillent » le territoire et réciproquement, comment le territoire « sollicite » un ou des réseaux voire un réseau hypothétique. Ainsi à Paris, les roms venus de Roumanie se terrent sous les bretelles d’autoroute du nord dans de vastes campements ignorés et se répandent dans la ville en réseau structuré pour le partage des contenus de poubelles … ;
  • le cognitif : les ancrages dans la ville (points-repères), les systèmes de repérage pour le déplacement : schémas mentaux pour le parcours à pied, en voiture ; etc. et qui constituent effectivement des réseaux d’appropriation locale ou globale du territoire.

 

© Georges Vignaux, 2015.

Catégories :

Un commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.